Sur la régularisation des "sans-papiers".

Publié par DecereBrain Wed, 03 Oct 2007 15:09:00 GMT

“Ces types qui gueulent dans la neige,
Le ventre ouvert parmis des mécaniques défoncées,
Ces esclaves qu’on pousse sur les routes à coups de crosse,
Et nous autres qu’on a mis à pourrir là,
Dans ce village de barraques hayonneux et désespéré,
Le centre de cette Europe de neige et de nuit.”
Serge Teyssot-Gay, Leur Europe

“Keep banging on the walls
Of Fortress Europe !”
—Asian Dub Foundation, Fortress Europe

“Nous travaillons actuellement pour l’Europe,
Voire pour le monde.”
—Noir Désir, L’Europe

Je vous ai, chers spectateurs, promis il y a deux jours une “tentative d’élargissement du débat par construction d’un point de vue hacker/cyberpunk sur la question” de la régularisation des sans-papiers. La voici.

Dire qu’une culture, qu’une façon de penser est viable, c’est dire qu’elle embarque la métaphysique et la politique (en un mot, la philosophie) nécessaire à une vision large et profonde des événements et de la vie. Dire qu’une culture est viable c’est pouvoir exprimer un avis clair et distinct de ceux provenant d’autres cultures, concernant un maximum de choses. En me réclamant hacker ou encore cyberpunk, et en clamant qu’il s’agit là d’une vraie culture portant un message clair exprimé dans l’art et transposable en philosophie, je m’oblige à être capable de décrire n’importe quel événement dans une perspective de hacker, une perspective cyberpunk. C’est être en mesure d’interpréter chaque fait comme partie d’un tout, d’en exprimer clairement les causes et les effets. C’est détenir et donner une infime partie de la vérité. Loin de n’être qu’un exercice réthorique/discursif, il s’agit d’une véritable profession de foi : affirmer au yeux du monde ce que l’on pense, la façon dont on décrypte le monde, exposer à ses semblables la fraction de vérité que l’on détient, participer à l’histoire des hommes (pour le pire, et pour le meilleur). Voilà l’un des buts de mes prises de parole qui se découvre : plus que tout, oh oui, plus que tout au monde, je souhaite l’établissement de la vérité. Ce web log est, au moins en partie, une quête d’absolu.

Qu’il en soit donc ainsi de ce billet, et de ses suivants.

Lire la suite...

Posted in  | Tags , , , , , ,  | 1 comment | no trackbacks

What the fuck ?

Publié par DecereBrain Tue, 24 Jul 2007 14:25:00 GMT

Quelques éclaircissements sont nécessaires, afin que chacun puisse bien cerner ce qui se produit ici.

Qu’est-ce que ce web log ? Le terme anglais log désigne un journal de bord, comme celui que remplit le Capitaine d’un navire en mer, et qui constituera la trace écrite des événements. Les informatitiens ont repris ce terme pour désigner le fichier où une application consigne un certain nombre d’événement (erreurs, connexions, etc.) et donc le fichier que l’administrateur doit garder à vue. Quand j’ai découvert Internet et le web (en Mai 1996 si mes souvenirs de collégien sont bons), une personne désirant publier des écrits de façon régulière (journal intime, commentaires sur l’actualité, etc.) était dans l’obligation d’éditer directement une page HTML à chaque ajout. Maintenant des applications web génèrent dynamiquement le contenu HTML à partir du texte saisi dans un formulaire, comme je le fais actuellement. Ce progrès et la démocratisation qu’il a en partie engendré, fait que le sens premier d’un web log a été déformé. Non, il ne s’agit pas d’un moyen de publier des photos débiles d’adolescents décérébrés tout en fournissant de l’argent à une entreprise (via l’adresse du site et la publicité qui s’y trouve), avec des tas d’effets graphiques masquant la faiblesse du rapport signal/bruit des informations ainsi véhiculées. Il s’agit d’un moyen facilitant la publication de textes.

Lire la suite...

Tags , , , , , ,  | 1 comment | no trackbacks

"Et la lumière luit dans les ténèbres,

Publié par DecereBrain Mon, 23 Jul 2007 15:56:00 GMT

et les ténèbres ne l’ont pas saisie.” —Jean, I,5

Premier post, sur mon premier web log (en deux mots, merci).

Pourquoi faire ? Bonne question. Parce que c’est plus pratique pour publier, je pense que c’est la principale raison. Celles et ceux qui me connaissent savent ce que j’y publierai, les autres verront évoluer au fur et à mesure le chaos méta-cognitif qui y prendra place. Je pense que l’ensemble des sujets abordés ici sera proche de celui formé par l’intersection des sujets se rapportant au hacking, à la philosophie dure, et à la contre culture informatique sous toutes ses formes, science-fiction cyberpunk et musiques industrielles notamment.

N’attendez pas de moi que je fasse dans le consensuel, la facilité, le “comme tout le monde”, j’en suis incapable. Je n’ai nulle envie de me joindre à cette “blogosphère”, cette soit-disant révolution de l’expression libre et gratuite mise à disposition du plus grand nombre, ni à cette arnaque autoproclamée “web2.0” qu’on nous vend depuis quelques années, sous couvert de pubs cachées par de jolis effets graphiques.

La “blogosphère”, ou le monde de la marchandise-spectacle appliquée au web seconde génération.

En tout cas, bienvenue au spectacle, chers lecteurs.

Tags ,  | 2 comments | no trackbacks