Prophètes et nains de jardin.
Publié par DecereBrain Fri, 25 Jan 2008 19:26:00 GMT
Nous vivons tous
Dans un monde violent,
Accrochés aux branches
Comme des orang-outangs.
Ludwig von 88, Monde violent
En speed, deux liens trouvés aujourd’hui, que je vous invite très fortement, chers spectateurs, à lire, relire, assimiler, et faire passer.
D’une part grâce au blog d’un des sympathiques bloqueurs de l’Université Lille I, je suis tombé sur une véritable perle. Comme quoi, il ne faut jurer de rien.
Il s’agit du site accompagnant le livre Nyark Nyark, Fragments des scènes Punk et Rock Alternatif en France 1976-1989, d’Arno Rudeboy, du groupe Bolchoï. Sur ce site on trouve l’intégralité des textes du livre, notamment d’excellentes interviews des membres des groupes phrares de la scène française, de Bérurier puis Bérurier Noir à Ludwig von 88, en passant par Parabellum, Les Cadavres, OTH, La Souris Déglingée, le label Bondage, et d’autres.
Vraiment à lire si vous voulez en savoir un peu plus sur ce qu’a été réellement la mouvance punk, sans chi-chi et sans préjugé. Et si vous voulez prendre l’exacte mesure de l’impact de l’explosion punk sur les idées issues de la contre-culture, et voir en quoi beaucoup de ces idées continuent leur trajectoire dans l’underground informatique.
J’ai passé ma matinée à lire ça, et j’en suis pas venu à bout, c’est vraiment un travail énorme et je pèse mes mots. Bravo à son auteur, et merci d’avoir porté tout cela sur le web !
Un autre qui malheureusement pèse bien ses mots, c’est ce cher Damien Bancal, qui continue sa triste vie et va même jusqu’à l’exposer dans Le Monde d’aujourd’hui. (Version scannée avec les photos et tout, ici et là.)
En prenant exemple sur notre cher Président de la République, il nous expose son beau travail, son irrésistible ascension professionnelle, sa vie familiale comblée, et ses faiblesses d’homme blessé.
Se décrivant comme un cybercitoyen rempli de bonnes intentions, celui qui, comble du nihilisme, a osé récupérer à son compte l’oeuvre de Hakim Bey pour en faire le nom de son nauséabond organe de presse, s’ouvre à nous dans un article accumulant les clichés puants et les mensonges manifestes.
Bref, encore du grand journalisme, comme on aimerait en voir plus souvent dans la presse écrite !
