Non, je ne suis pas un OVNI politique !

Publié par DecereBrain Mon, 31 Mar 2008 09:37:00 GMT

Je suis vivant et vous êtes morts.
Philip K. DICK, Ubik, 1969

A ceux qui pensent que je ne raconte que des conneries, que je refais l’histoire, que j’ai tort de traiter les syndicats étudiants comme de la merde, et que je ferai mieux de participer aux mouvements de protestation estudiantins au lieu de me contenter de les tourner en dérision et de ne rien faire de concret, j’aimerais présenter ce texte (paru aussi chez Indymedia Nantes). Sa reparution deux ans après sa rédaction met en lumière la clairvoyance de la pensée de son auteur : il avait prévu, entrevu même, la déroute de la contestation anti-LRU que nous avons malheureusement vu clore l’année 2007.

Non, je ne suis pas le seul à penser que les syndicats étudiants n’ont de syndicat que le nom : les syndicats étudiants ne défendent en rien les intérêts des étudiants. Ils manipulent les étudiants pour leurs petits jeux de pouvoir, à des fins purement politiques. Il n’est pas question de défendre les étudiants dans le cadre d’une lutte syndicale, il n’est question que de s’opposer à un gouvernement dans le cadre d’un combat politique. L’UNEF avec le PS, SUD avec la LCR, l’UNI avec l’UMP voire le FN, et au milieu, les étudiants, dont la situation s’aggrave de jour en jour, et qui ne peuvent plus placer leur confiance en qui que ce soit.

L’auteur du texte conclut que l’avenir de la contestation estudiantine se situe en marge de l’activité syndicale, et que malgré les muselières nazicommunistes, les voix porteront bientôt un message nouveau. Joyeux, bordélique, réfléchit, libre et surtout juste. Je suis d’accord avec cette analyse, qui tend à prouver que je ne suis pas aussi politiquement isolé que certains le voudraient ,-).

Et je vous jure, Ô mes fidèles spectateurs et amis, s’il m’en reste encore, oui je vous jure que le jour où mon discours pourra passer en public à l’Université sans qu’il me soit donné de craindre de représailles, d’insultes et de quolibets, vous verrez ma tignasse dans vos manif’. Et vous compterez ma plume parmi les rédacteurs de vos papiers.
Mais tant que nous n’aurons pas vu l’aube du jour où la liberté de parole sera effective dans les rangs des combattants pour un monde meilleur, je resterai où je suis, franc-tireur embusqué, et de mes balles je continuerai à viser les faux, les traitres, les menteurs et les empêcheurs de penser en rond, qu’ils soient de gôche ou pas.

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