En attendant le retour de la Spirale...

Publié par DecereBrain Sun, 23 Mar 2008 04:11:00 GMT

Eh oui, comme des milliers d’autres, j’attends avec impatience le retour de La Spirale, l’un des rares endroits où ça parlait de contre-culture Cyberpunk en français ; OK ils ont interviewé Damien Bancal, mais ils ont aussi beaucoup soutenu Dantec, et puis bon on fait tous des erreurs…

J’attends son retour donc, et vu que ça fait des semaines que j’attends, avec l’eau à la bouche, je lis la liste de diffusion du site de Laurent Courau, géniteur de ladite Spirale.

Et, justement, voici un site qui risque fortement de me mettre encore plus en retard dans mon travail : The Cyberpunk Review. L’un des participants du meeting 2600 Lille m’en avait parlé y’a de ça quelques mois, mais j’avais pas eu la présence d’esprit de suivre son conseil (qu’il m’en excuse, après tout j’me suis fait engueuler sur Indymédia Lille à cause de ses conneries…), preuve que je devrais écouter un peu plus ce que les gens bien me disent (à part bien entendu ceux qui profitent de ma confiance pour me trahir dans mon dos, hein tbowan ?).

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A la mémoire d'Arthur C. CLARKE.

Publié par DecereBrain Wed, 19 Mar 2008 05:49:00 GMT

A la santé du feu
Et de la flamme
A ton étoile

Bertrand Cantat / Noir Désir, A ton étoile

My god, it’s full of stars…

C’est avec peine au coeur qu’en cette calme nuit je brise le silence (plus ou moins forcé par l’obligation alimentaire) de ce web log afin de célébrer la mémoire d’Arthur C. Clarke qui vient de quitter ce monde.

Vous savez, chers spectateurs, que je suis meilleur à dire du mal qu’à dire du bien, et vous savez aussi quel profond respect m’inspire une double oeuvre aussi prodigieuse que 2001, A Space Odyssey.
Je me contenterai donc d’honorer l’oeuvre et l’homme, en rappelant au monde que nous ne devons pas permettre que l’un ou l’autre soit oublié.

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L'apôtre du Nouveau Roman est mort... Tant mieux.

Publié par DecereBrain Mon, 18 Feb 2008 23:50:00 GMT

Comme vous l’avez tous entendu partout hurlé dans les mass-médias franchouillards, Alain Robbe-Grillet est décédé dans la journée d’hier.

Pour ceux qui comme moi ne le connaissaient pas avant d’entendre parler de lui tous les médias spectaculaires, avant de les entendre vanter ce soit-disant provocateur, qui aurait parait-il fait souffler un vent Nouveau sur la littérature française, dans les années 1950, qui aurait été suffisamment rebelle pour parler de cul dans ses romans, sado-maso même, mais attention, pas trop hardcore hein, il a fini Académicien, pour ceux qui n’avaient jamais entendu son nom avant que les thuriféraires de la littérature spectacle-marchande n’entament leur tournée, il avait déclaré ceci, à la télé, en Octobre 2007, après avoir été questionné à propos de la pédophilie sur Internet alors qu’il venait de défendre Rose-Bonbon de Nicolas Jones-Garlin (bouquin qui racontait à la première personne la vie d’un pédophile amateur de jeunes filles) :
J’ai horreur d’Internet, et de tout ce qui concerne Internet. (...) Je pense qu’on devrait enfermer tous ceux qui jouent à des jeux vidéo.

Comme quoi, avoir été moderne à l’époque du Général de Gaulle n’est d’aucun secours, quand on fréquente trop le milieu littéraire parisien, on meurt vieux, con, réac’, et avec le fion tout défoncé.

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Petite correction à propos de "Sicko".

Publié par DecereBrain Tue, 15 Jan 2008 12:07:00 GMT

J’ai déjà, dans un précédent billet, donné mon avis sur le dernier documentaire en date de Michael Moore, intitulé Sicko.
Globalement, j’ai jugé ce film très instructif mais beaucoup trop partial, et beaucoup trop peu documenté.
J’ai également pointé du doigt un certain nombre de libertés prises avec la vérité ; non pas que j’accusais Moore de mentir pleinement, mais certaines omissions coupables sautent aux yeux à la vue de ce documentaire.

Or, Michael Moore est un menteur.

C’est lors du dernier meeting 2600 Lille, pendant que je discutais avec un nouveau venu qui a passé un an au Québec (et qui a participé au 2600 Montréal) que la supercherie m’a été dévoilée : il n’y a pas de système de santé socialisé au Canada.
Je répète : le Canada ne possède pas de système de santé socialisé. Le domaine de la Santé est délégué aux différentes provinces, et certaines provinces, comme le Québec par exemple, se sont dotées d’une sécurité sociale.
Dans le film, Moore montre une femme qui passe la frontière avec sa fille pour se faire soigner au Canada, très probablement dans la province d’Ontario, province frontalière de l’Etat du Michigan qui possède également une sécu. Cela ne veut en aucun cas dire que tous les Canadiens peuvent bénéficier de ce genre de prestations, ni que des Américains passant la frontière à un autre endroit, mettons dans la province de l’Alberta (pour aller dire bonjour à Theo) auront accès à ce genre de facilités, dans la mesure où il n’y a pas de sécu en Alberta !

Que Moore “oublie” d’éclairer certains points des systèmes de santé Français ou Anglais, passe encore, sachant qu’il doit traverser l’Atlantique pour enquêter. Mais je ne vais pas gober que Moore se plante aussi sur le système de santé du pays qui se trouve à quelques kilomètres à peine de sa ville natale de Flint, Michigan !

Bref, Sicko est un documentaire bien plus rempli de démagogie que je n’en n’avais détecté à première vue, et cela semble intentionnel. Il a intérêt à arrêter ce genre de conneries, parce que le Festival de Cannes ne pourra pas le protéger bien longtemps…

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Voilà ce qu'ils ont fait du Christ.

Publié par DecereBrain Fri, 19 Oct 2007 15:32:00 GMT

“Ouvrir les yeux
Sur ce pauvre bon dieu
Qui n’a rien demandé
Et qui sait plus son nom
Tellement qu’il est perdu
Au milieu des horreurs
Que commettent ses fils
Au nom de l’ignorance.”
—Saez, J’veux du nucléaire

Pendant les Journées du Patrimoine, j’ai eu l’occasion d’aller visiter des lieux que je fréquente d’ordinaire très peu, comme la cathédrale Notre-Dame de la Treille, dans le Vieux Lille, ainsi que son beffroi qui sert en fait de clocher.

Ma maman se dit catholique, j’ai donc subi une éducation religieuse ; elle fut plutôt chiante, antipédagogique et parfaitement obscurantiste. J’ai mis des années avant de trouver le mot exacte : l’enseignement du catéchisme était nihiliste, c’est-à-dire qu’il produisait chez n’importe quel enfant à la recherche de réponses l’exacte inverse de ce qu’il voulait produire. Au lieu de m’ouvrir l’esprit à une transcendance me permettant de trouver ma voie, l’église catholique ne m’a donné qu’encore plus de raison d’écouter le discours trostkyste de mon père (discours que j’ai, à l’adolescence, eu l’occasion de mettre en défaut car lui aussi est un nihilisme dangereux). Au lieu d’être vecteur d’une puissante vérité culturelle et philosophique, l’enseignement du catéchisme fut cause d’un très fort refus de la religion dans mon esprit. Tout ce que j’ai pu retirer de la religion, c’est d’une part le goût de l’art, et d’autre part le goût de la grandeur d’âme. J’avoue sans embage ma fascination pour la Renaissance Italienne où les sciences, la technique, l’art et la foi religieuse ont permis en s’associant de manière forte de créer des oeuvres qui resteront parmis les plus belles et les plus grandes que l’humanité ai jamais créées. Le nihilisme se combat par le refus de séparer les différents champs de connaissance, et de les embrasser tous pour en faire la synthèse : ainsi fut érigée la chapelle Sixtine et écrite la Divine Comédie, composées les oeuvres de Bach, sculptée la Pietà de Michel-Ange.

La crypte de Notre-Dame de la Treille abrite les expositions du Centre d’Art Sacré Contemporain de Lille et c’est animé d’une humble curiosité d’homme ayant trouvé la foi autre part que dans la religion que j’ai franchi le seuil et descendu l’escalier.

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"Sicko", de Michael Moore

Publié par DecereBrain Fri, 31 Aug 2007 10:10:00 GMT

Je vois, dans l’oeuvre de Michael Moore trois aspects distincts se mélangeant, donnant l’alchimie qui fait de ses documentaires les réussites mondiales qu’ils sont.

Le premier, c’est bien entendu le travail de journaliste. Car Michael Moore a prouvé qu’il est un excellent journaliste, rapportant des faits, et montrant des preuves imparables, et des témoignages fiables. Un film comme Bowling for Columbine se tient car chacun des entretiens qu’il montre, de Marylin Manson à Charlton Heston, font avancer le débat. C’est également flagrant dans son livre Dude, where’s my country ? (paru en 2004), où il ajoute à chacun des faits qu’il décrit, à chacune des preuves qu’il avance, les références exactes (dont beaucoup d’adresses de documents web) des documents sur lesquels il base son propos, voire son analyse.

Le deuxième, c’est l’homme engagé. Car oui, on peut être un vrai patriote osant répéter à qui veut l’entendre qu’on aime son pays et qu’on n’y voit aucun mal, et être de gauche. Et en plus, non seulement c’est un mec de gauche, mais c’est surtout un mec de gauche qui a des couilles, chose impensable dans ce pays du Tiers-Monde qu’est la France (j’y reviendrai). Fahrenheit 9/11 est une charge féroce contre Georges Walter Bush et son administration par exemple. Il a d’ailleurs appelé à l’intervention de l’ONU suite à ce qu’il n’hésite pas à nommer, sur le ton de la rigolade toutefois, un coup d’état.

Enfin le troisième aspect que je vois dans ce que fait Moore, aussi bien dans son oeuvre cinématographique de documentaires que dans ses émissions pour la télévision, c’est l’homme proche du peuple. C’est ce “populisme” qui fait de lui un mec attachant, et qui lui donne la légitimité nécessaire pour s’attaquer aux grands au nom des petits. Mais c’est ce même “populisme” qui est le point dangereux, le maillon le plus faible de l’édifice qu’il construit depuis presque vingt ans : à trop vouloir émouvoir son audimat, il risque de plonger tête la première dans un discours démagogique du plus mauvais effet.

Et c’est là où le bât blesse : Sicko verse beaucoup trop dans la démagogie, voire dans le mensonge.

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