La révolution n'est pas un dîner de gala.
Publié par DecereBrain Fri, 28 Mar 2008 20:16:00 GMT
Ils chantent, ils chantent, et tous de bonne humeur
Dans les champs ils sifflotent, Mao au fond du coeur
La révolution n’est pas un diner de gala
La révolution n’est pas un diner de gala
Elle est au bout
Elle est au bout
Elle est au bout des fusils
Ludwig von 88, Mao, 2001
(Wai securfrog m’a fait ré-écouter du Ludwig cette nuit, ce billet est entièrement d’sa faute…)
Pour changer, et avant d’en remettre une couche sur Damien Bancal zataz, je vous propose, chers spectateurs, un billet politique. Pour changer. Après tout, je ne parle pas souvent de politique, n’est-ce pas ? :p
Je réfléchissais à la rédaction d’un billet pour soutenir le peuple Tibétain, dont le territoire est souillé par les bottes de l’armée chinoise depuis trop longtemps ; je n’en n’étais qu’au début de ma réflexion, qui n’aurait donc dû déboucher sur une publication que dans le courant de la semaine prochaine1 (au moins).
Je vous aurais parlé de la défense d’une culture et d’une voix, qu’il faut coute-que-coute sauvegarder pour qu’elle puisse avoir son rôle à jouer dans l’immense mélange que l’entropie des idées à l’échelle planétaire qu’il nous fait laisser s’opérer pour avoir une chance de survie ; je vous aurais parlé de l’autoritarisme puant qui règne dans la soit-disant pensée marxiste et dans toutes ses sales dérivées, qu’elle soit stalinienne, castriste, trostkyste ou maoïste ; je vous aurais parlé du nihilisme de ces mêmes pensées, consistant à nier toute culture, en fait, tout questionnement d’ordre métaphysique, toute spiritualité (au sens général, pas simplement en référence à l’idée qu’en occidental mal et peu renseigné je me fais du peuple Tibétain, qui n’est plus réellement un peuple d’ailleurs, vu les ravages de la colonisation…) simplement parce la religion c’est l’opium du peuple ; j’aurais conclu en parlant de nazicommunisme, et on m’aurait encore cassé les couilles à me traiter de facho ou de réac’, moi qui suis pourtant loin d’être raciste, moi qui ai le plus profond respect pour les cinq millénaires de culture juive, moi qui passe mon temps à prôner le mélange des cultures, blah blah blah…
C’est très probablement ce qui se serait passé.
Mais je suis tombé sur ce texte à l’instant même. Non je n’en ferai pas le commentaire, j’extrairai simplement le mot social-fascisme.
L’auteur du texte explique que le régime chinois n’a plus rien à a voir avec un régime communiste, mais tout à voir avec un régime fasciste, tant au niveau du contrôle de l’information qu’au niveau de la répartition des richesses (sans oublier les mafias qui elles contrôlent la propriété des outils de production).
Je n’aime pas l’emploi systématique du mot fascisme pour désigner toute pensée totalitariste ; le fascisme n’est rien d’autre qu’un très ancien mouvement de pensée nationaliste Italien visant à faire en sorte que l’Italie retrouve la grandeur de la Rome antique. En tant que tel, il convient de remarquer que d’une part le racisme (et l’antisémitisme et toutes ces conneries) n’est pas une composante essentielle de cette pensée, et que d’autre part il ne peut y avoir de fascisme qu’en Italie…
Par contre, dans la mesure où tous les régimes d’extrême droite se réfèrent (et/ou se sont référés) au national-socialisme hitlérien, je préfère de loin l’emploi de ce mot. Il explicite du reste fort bien ce dont il s’agit : une doctrine nihiliste tentant du mieux qu’elle peut de concilier nationalisme capitaliste et politique sociale, entendre par là qu’on militarise à fond pour faire gagner des thunes aux industriels ET renforcer l’Etat en même temps, ce qui a l’avantage de créer de l’emploi et tout le monde est content, tant que la structure étatique peut d’une part contrôler ce petit jeu tout en menant des guerres2 alors tout va bien.
En s’en prenant aux Juifs, Hitler visait deux objectifs : d’une part, rejeter toutes les fautes sur un bouc-émissaire, ce qui permet d’étendre le contrôle et la mainmise sur le peuple, et d’autre part exterminer un peuple d’intellectuels. Je n’ai jamais cru au hasard, et ce n’est certainement pas un hasard si c’est un Juif d’origine (Norbert Wiener) qui a écrit Cybernétique et société ; la première trace d’une création cybernétique figure d’ailleurs dans la Torah, il s’agit bien entendu du Golem (Dantec a consacré d’assommantes pages à ce sujet dans l’excellent mais bizarroïde Villa Vortex).
Il me semble frappant de constater que cet anti-intellectualisme primaire des nazis se retrouve dans la doctrine marxiste, qui vise à empêcher par tout les moyens que la culture et la métaphysique ne contaminent le prolétariat.
C’est dans ce sens que je justifie le qualificatif de nihiliste pour ces deux doctrines ; elles visent à abolir tout absolu métaphysique, ce n’est donc pas leur causer tort que d’employer ce terme. C’est dans ce sens que je fais même cas de ces deux doctrines. C’est dans ce sens que je n’emploie qu’un seul mot pour les nommer toutes les deux.
Social-fascisme ne me convient pas, parce qu’il faudrait le développer en social-national-socialisme car il emploie un mot qui me semble incorrect au vu du contexte, mais l’idée est là : je m’en tiens à celui que j’ai trouvé (probablement pris chez Dantec, mais j’en suis pas sûr à 100%, j’ai aussi pu le prendre ailleurs, honnêtement son origine exacte m’est sortie de la tête), nazicommunisme3.
J’espère, chers spectateurs, que cette explication vous conviendra ; je sais que peu soutiennent mon point de vue, j’essaie simplement d’être le plus juste et le plus pédagogue possible :). Au moins j’aurai quelque peu explicité ma pensée politique actuelle.
Pour en revenir au Tibet, je dirais que le peuple Tibétain est au régime totalitaire Chinois ce que les juifs étaient au régime nazi : un peuple intellectuel servant de bouc-émissaire (ma comparaison s’arrête là, je n’ai pas connaissance de camps de la mort en Himmalaya).
La solution que je préconise est la suivante : il nous faut une Europe forte et unie, conquérante et sûre de sa foi en l’humanité. Et pour ça, elle a besoin de la France, elle a besoin que ces connards de Français, qui ne savent rien faire de bien à part casser les couilles des gouvernements, redeviennent Français, pour le bien de tous. Cela inclut à moyen terme d’en virer quelques-uns qui veulent nous faire croire que la France c’est la sécurité et l’ignorance, mais surtout à court terme reprendre la place de leader sur les questions des droits de l’homme qu’elle n’aurait jamais du quitter (et je rappelle qu’au 1er juillet 2008, la France prendra présidence tournante de l’Union Européenne, juste à temps pour faire quelque chose d’intéressant contre les JO de Pékin, qui ont pour moi un sale goût de JO de Berlin, en 1936).
Je vous invite chaudement à visionner l’interview de Robert Ménard (dans C’est-à-dire, excellente émission d’Arte) le mec de RSF qu’est allé faire chier le monde à Olympie, ainsi que les vidéos de cette scène (sur youtube par exemple).
Pour ce qui est du type d’action à prendre à l’encontre des nazicommunistes chinois, j’avoue que la question me dépasse de loin, et que je n’ai pas de solution toute faite. Ce qui est sûr néanmoins, c’est que ce régime est brutal, et qu’une brute ne s’arrête que face à plus fort qu’elle…
1 Eh oui, le moindre billet qui vous est proposé ici fait l’objet d’une longue réflexion, aussi bien sur le fond que sur la forme. Ca me prend vraiment une semaine (voire plusieurs) pour accoucher de certains des textes que je publie ici…
2 Oui, ce qu’Orwell a décrit dans 1984 est vrai aussi bien pour le communisme que pour le nazisme : tout totalitarisme ne peut fonctionner que s’il a une guerre à mener…
3 Pour rester sur Villa Vortex, je dirais que je cherche à tuer ces deux idéologies, et le pouvoir de nommer c’est le pouvoir de tuer ; en enfermant ces doctrines dans un mot, on les empêche d’évoluer, elles dépérissent alors, jusqu’à mourir.

tout d’abord, la guerre n’est pas un monopole des dictature, les USA, democratie entre toute (selon dantec^^), utilise la guerre comme moteur economique. la position de la france au debut de la premiere guerre mondial n’est pas mal non plus dans le genre. car la guerre n’est rien d’autre qu’un model economique. donnée un but a la production industiel, federé la nation autour d’un projet commun. en cela la guerre repose certainement sur un nationallisme. mais pas uniquement, la guerre lorsque elle est finie, elle permet au vainqueur de regné et de s’enrichir sur les territoir conquis et les territoir conquis se reconstruisent. tout le monde est content, c’est la joie on savour la paix nouvel. c’est terriblement efficace comme systeme, c’est vieux comme le monde. ensuite, tu oublis TALOS, le geant de bonze forgé par hephaistos. dire qu’hitler et l’ideologie nazie a elliminé un “peuple d’intellectuel”, c’est poussée le bouchon: tout les intellectuel contestataire ont ete elliminé/deporté. les vrais ellite on fuit l’allemagne nazie. ensuite, le regne d’un reich de mille ans, c’est un nationallisme. rien de plus. pas la peine de neologisé. la chine, il font ce qu’il faut pour continuée leur regime. je ne suis pas specialiste du sujet, mais c’est une dictature. ils utillisent des methode “logique” de dictature. ergoté sur le sens de l’ideologie n’a pas de sens. (ca c’est du nilisme pragmatique) pour finir, on peux esperé que le tibet nous epargnera les attentat suiccide, que cela ne deviendra pas une nouvel pallestine, de devenir un conflit ou chacun se sentira oubliger de donner son avis.